Présidentielle 2019 : Macky Sall imbattable?

Macky

Vainqueur des législatives du 30 juillet, Macky Sall a moins de deux années devant lui pour transformer l’essai, face à une opposition (pour l’instant) désunie. En ligne de mire : la présidentielle de 2019

Macky Sylla savait qu’il n’avait pas le droit au moindre faux pas. Pour le Chef de l’Etat, les législatives du  30 juillet constituaient l’ultime test électoral avant la prochaine présidentielle, prévue début 2019. Et il ne fait aucun doute qu’il sera candidat.

Sur le plan comptable, le président et sa coalition, Benno Bokk Yakaar (BBY), ont incontestablement gagné leur pari : ils raflent la majorité des sièges à l’Assemblé nationale. Avec environ 120 députés sur les 165 selon les résultats provisoires, ils semblent avoir un boulevard devant eux.

« Nous nous sommes présentés devant les sénégalais avec notre bilan, porté par le premier ministre Mouhamed Boun Abdallah Dionne, tans dis que l’opposition n’avait rien à leur proposer, commente Seydou Guèye, ministre porte-parole du gouvernement et de l’Alliance pour la république (APR), le parti de Macky Sall. Leur réponse a été claire : ils nous ont donné une victoire nette, massive et incontestable. »

Incontestable ? Tout le monde n’est pas de cet avis. Car, ce scrutin, marqué par le nombre record de 47 listes électorales et une forte participation (environ 55%, contre un peu plus de 35% en 2012), a été aussi entaché par une organisation chaotique, au terme d’une campagne émaillée de violences. Plusieurs personnes ont ainsi été blessées dans des affrontements de rue au cours des semaines précédant le scrutin. Des coups de feu ont même retenti.

Une polémique a en outre éclaté sur la lenteur de la distribution des cartes d’identités biométriques qui font office de nouvelles cartes d’électeur. Le retard, dénoncé par l’opposition, n’a finalement jamais été comblé : à quelques heures du scrutin 800 000 cartes n’avaient toujours pas été fabriquées sur les plus de 6 millions prévues.

Dans l’urgence, Macky Sall a du se résoudre à saisir le conseil constitutionnel, lequel a finalement autorisé les citoyens à utiliser d’autres documents pour s’identifier.

Source Jeuneafrique.

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