France
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21/02/2021 04:13

Commission ad hoc: ABDOU MBOW MINIMISE : « RIEN DE NOUVEAU SOUS LE SOLEIL »

Dans un communiqué parvenu à Emedia, le premier vice-président de l’Assemblée nationale, Abdou Mbow, a minimisé la double démission des députés (opposition) Moustapha Guirassy et Cheikh Bamba Dièye, de la commission ad hoc chargée de statuer sur la levée de l’immunité parlementaire de leur collègue Ousmane Sonko, sous le coup d’une plainte pour « viols répétés » et « menaces de mort ».

D’autant plus qu’a souligné le député du groupe parlementaire de la majorité, Benno Bokk Yakaaar (BBY), « la démission de nos collègues n’entrave en rien la poursuite du travail déjà entamé. » Poursuivant, le responsable de l’Alliance pour la République (APR, parti au pouvoir) dénonce « une manipulation » du camp adverse.

Il en veut pour preuve : « depuis quelques jours, nos collègues de l’opposition parlementaire s’activent à faire croire à l’opinion l’existence d’une violation du règlement intérieur par rapport à la procédure en cours au niveau de la commission ad hoc. En premier lieu, ils ont voulu faire comprendre à l’opinion que les documents adressés à l’Assemblée nationale ne visaient pas nommément Ousmane Sonko mais X. A leur grande surprise, quand ils ont consulté les documents dans le bureau du Président de la commission, ils se sont rendus compte que le nommé Ousmane Sonko est bien la personne visée, et mieux ils ont même eu accès au dossier qui a accompagné la requête du juge d’instruction transmise par le ministre de la Justice, Garde des Sceaux. Après leur déconvenue, dans cette tentative de manipulation avortée de l’opinion, ils ont demandé aux membres de la commission ad hoc d’auditionner Adji Sarr et autres pour éclaircir davantage le travail. »

Et, « depuis quand nos collègues de l’opposition qui ont toujours crié sur tous les toits, en parlant de la séparation des pouvoirs, ont subitement accepté de jumeler le pouvoir législatif et le pouvoir judiciaire », a égratigné Abdou Mbow. Qui ajoute, par ailleurs : « lever l’immunité d’un collègue ne remet nullement en cause la présomption d’innocence qui prévaut au profit du collègue incriminé. »

Pour terminer, il a tranché qu’ »il n’y a rien de nouveau sous le soleil », rappelant « que lors de la demande de levée de l’immunité parlementaire de l’honorable Khalifa Ababacar Sall, Madické Niang alors président du groupe parlementaire de l’opposition, avait démissionné et cela n’avait pas empêché à la commission de terminer son travail ».

Emedia

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