France
AUDIOS & VIDÉOS,
24/02/2021 03:03

COVID-19 : Comment Covax compte s’éviter des poursuites judiciaires en cas de dommages causés par « ses » vaccins…

Que les pays inscrits dans l’initiative Covax se le tiennent pour dit. En cas de dommages causés par les vaccins contre le coronavirus, les possibilités de recourir aux tribunaux sont réduites voire inexistantes à travers ce mécanisme mis en place par l’Oms et GAVI.

Un accord a été signé le 17 février dans ce sens entre l’Organisation mondiale de la Santé et Chubb Limited par l’intermédiaire de sa filiale ESIS Inc.

Sur le site de Gavi.org visité à Dakaractu, il est indiqué que le programme est financé par une petite redevance sur chaque dose de vaccin pris en charge par Gavi Covax AMC et qu’il « offrira aux personnes éligibles dans les pays et économies éligibles à l’AMC un processus rapide, équitable, solide et transparent pour recevoir une indemnisation pour les événements indésirables rares mais graves associés aux vaccins distribués par COVAX jusqu’au 30 juin 2022 ».

Le programme d’indemnisation sera mis en place sur une plateforme dédiée d’ici le 31 mars 2021. Il comprendra des ressources telles que le protocole du programme, une foire aux questions et des informations sur la manière de soumettre une demande.

Il convient de souligner que les « personnes éligibles peuvent demander une indemnisation au titre du programme dès que le portail sera opérationnel, même si un vaccin distribué par Covax leur est administré avant le 31 mars ».

Pour le financement du programme, il faut savoir qu’il proviendra initialement des donateurs de Covax, calculé comme un prélèvement sur toutes les doses de vaccin distribué par le biais de ce mécanisme.
Covax prend ces précautions car il est connu que les vaccins, au même titre que tous les médicaments approuvés pour un usage général, peuvent, dans de rares cas, provoquer des réactions indésirables.

Le vaccin développé par le laboratoire suédo-britannique Astrazeneca/Oxford et qui sera distribué largement par Covax à 92 pays aux revenus faibles et moyens, a montré des signes de faiblesse inquiétants.

Le 9 septembre 2020, rapporte doctissimo lu à Dakaractu, Astrazeneca avait annoncé avoir suspendu la phase 3 des essais pour son vaccin candidat dans un communiqué suite au déclenchement d’une maladie inexpliquée sur l’un des volontaires. Le New York Times a découvert par le biais d’une source « proche du dossier » que la maladie en question était la une myélite transverse, maladie neurologique rare provoquée par une inflammation touchant la moelle épinière avec affectation des fonctions motrices.

En France, les effets indésirables enregistrés après l’inoculation de doses d’AstraZeneca semblent préoccupants. Selon francebleu lu à Dakaractu, les premières doses administrées le 8 février à Poitiers ont occasionné des effets secondaires « plutôt forts ». Il s’agit entre autres de fièvre de 40 degrés et grosse fatigue.

« Les études montrent que les effets secondaires n’entament pas l’efficacité du vaccin anti-covid, mais comme dans d’autres hôpitaux de France, ces réactions vives au vaccin suedo-britannique ont entraîné des arrêts maladies parmi les effectifs », ajoute le même média. La moyenne nationale du taux d’incidence des effets secondaires est évaluée à 10%.

À l’instar de la France, d’autres pays européens l’utilisent mais en le déconseillant aux personnes âgées de plus de 65 ans.

L’Afrique du sud qui s’était procuré un million de doses de ce vaccin pour démarrer sa campagne a dû reporter pour son inefficacité sur le variant sud-africain. Une étude a montré qu’il était efficace à 22 % pour les formes modérées de cette variante. Johannesbourg a finalement placé ses espoirs sur Janssen du laboratoire américain Jonhson et Jonhson et a offert ses doses d’AstraZeneca à l’Union africaine.

À travers l’initiative Covax sous le mécanisme AMC, le Sénégal attend 1,3 million de doses du produit d’AstraZeneca d’ici la première semaine de mars.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *