Coup d’envoi du forum de la diaspora

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Capitalisation. Mettre à contribution la diaspora au développement de la nation est l’objectif affirmé par l’État, en organisant le forum de la diaspora qui démarrera, aujourd’hui. Pour ce faire, des conférences débats seront, entre autres, au programme, jusqu’à samedi.
« La mobilisation de la diaspora pour la solidarité nationale », la diaspora « pour bâtir un pont entre Mada­gascar et le monde », « diaspora et les questions de droit », « l’État et la diaspora pour une croissance partagée », et « la diaspora et business, le temps des opportunités », sont les thématiques qui seront abordées durant ces trois jours. Des sujets comme les dispositifs administratifs et juridiques à aménager pour faciliter la participation des Malgaches vivant à l’étranger à la vie de la nation.
Mesures préventives
Le droit de vote de la diaspora devrait être un des sujets à débat. Tout comme les mesures incitatives pour que les Malgaches de l’étranger puissent participer à l’essor du secteur privé dans la Grande île et à la promotion du pays à l’étranger. Selon les informations, deux-cent-vingt-et-un participants se sont inscrits au forum qui commencera, ce jour.
Lors d’un point de presse, hier, à Nanisana, pour faire la promotion de l’événement, Harry Laurent Rahajason, ministre de la Commu­nication et porte-parole du gouvernement a déclaré :
« Cet événement est une grande première, à Madagascar. Cette initiative vise, en premier lieu, à rassembler tous les enfants du pays partis à l’étranger (…). Pour une politique de réinvestissement au profit de l’économie de notre pays ».
Le membre du gouvernement a ajouté que le rendez-vous serait, également, « une occasion pour l’État et la diaspora de se pencher davantage sur des débats d’une importance capitale tels que l’éventualité du droit de vote des Malgaches vivant à l’étranger aux prochaines élections via les ambassades ». Se déroulant à un moment où l’épidémie de peste fait rage, une partie de l’opinion publique pointe, cependant, du doigt le maintien de l’événement.
En réponse, le ministre Rahajason, a lancé que « des mesures préventives ont été prises afin de limiter les risques de propagation de l’épidémie de la peste (…) entre autres, l’identification des participants (…) qui facilitera la prise en charge en cas de contamination ». Une mesure qui ne serait pas faisable lors d’autres événements publics.
Un argument qui risque, toutefois, de ne pas convaincre les organisateurs d’événements qui doivent se plier à l’interdiction de toute réunion publique, à cause des risques de contamination, depuis plusieurs semaines, avec des pertes conséquentes. Ceci alors qu’en face, les événements publics, officiels, auxquels prennent part des responsables étatiques, restent à l’affiche et dont, la plupart, ne mettent pas en place des mesures particulières pour éviter le pire.

Garry Fabrice Ranaivoson

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