La France va accueillir 10 000 réfugiés d’ici 2019

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Lors d’une rencontre avec le président du Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés, Emmanuel Macron s’est engagé à accueillir d’ici deux ans 10 000 réfugiés. Parmi eux, 3 000 viendront du Niger et du Tchad.

La France va commencer « dans les prochaines semaines » des missions au Niger et au Tchad pour identifier des personnes pouvant bénéficier du droit d’asile, sur des listes proposées par le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR), a annoncé lundi 9 octobre le président de la République française.

Ces missions menées par l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) visent aussi à « mieux prévenir la situation depuis le Niger et le Tchad pour prévenir un afflux de migrants économiques » non éligibles au droit d’asile, a expliqué Emmanuel Macron après avoir reçu à l’Élysée le président du HCR Filippo Grandi.

La France « ouvrira sur les deux prochaines années 10 000 places » pour ces réfugiés « réinstallés » depuis le Niger, le Tchad mais aussi la Turquie, le Liban et la Jordanie, a encore annoncé Emmanuel Macron. Parmi ces 10 000 réfugiés, 3 000 seront issus des « missions de protection avancées » de l’Ofpra au Niger et au Tchad qui débuteront « dans les prochaines semaines », a précisé le ministre de l’Intérieur dans un communiqué.

En revanche, Paris est finalement revenu sur son idée d’installer des centres d’accueil en Libye, en raison de l’insécurité sur place.

« Plus de 80 000 personnes vulnérables au Tchad et plus de 10 000 au Niger »

Cette décision de principe avait été actée fin août lors d’un mini-sommet à l’Élysée avec les dirigeants de plusieurs pays européens, du Niger et du Tchad. L’envoyé spécial du HCR pour la Méditerranée centrale avait alors demandé à la France de « clarifier au plus tôt » son engagement sur le nombre de réfugiés qu’elle compte aller chercher au Niger et au Tchad, estimant le nombre de « personnes vulnérables » ayant besoin d’un transfert à « 83 500 au Tchad et 10 500 au Niger ».

Le Président de la République a également rappelé que la France voulait mieux accueillir ceux qui ont droit à l’asile mais expulser de manière « beaucoup plus rigoureuse » les migrants économiques, qui eux n’ont pas droit à ce statut. « Je souhaite qu’on accueille mieux ceux qui peuvent demander asile, qu’on accélère les délais administratifs qui sont inhumains et inefficaces, avoir des programmes d’intégration à la langue, au logement, au travail et qu’on soit aussi beaucoup plus rigoureux dans la reconduite aux frontières de ceux qui n’ont pas droit à cette procédure », a détaillé Emmanuel Macron.

Le Président français a enfin annoncé une augmentation de 10 millions d’euros des sommes versées par la France au HCR et l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), notamment pour appuyer leurs actions en Libye pour une protection des personnes « au plus près des zones de conflits ». « L’Europe doit construire un espace commun de protection et de solidarité en créant un Office européen de l’asile et un programme commun d’intégration et de formation des réfugies », a encore répété Emmanuel Macron.

Dans un communiqué publié mardi 10 octobre, Amnesty International estime que cette annonce est « un signal positif » mais s’inquiète de la distinction faite par le Président de la République entre migrants économiques et réfugiés. « La protection des réfugiés et le recours à la réinstallation ne doivent pas devenir un prétexte pour déployer une politique de contrôle des migrations avec des pays tiers, qui pourrait entraîner des atteintes aux droits des personnes migrantes », a affirmé Jean-François Dubost, responsable du programme Protection des populations à Amnesty International France.

infomigrants.net – diasporaenligne.net

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