France
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17/07/2020 05:57

PRIVATISATION DE LA PLAGE D’ANSE BERNARD : LA POSITION DU MAIRE DE PLATEAU RELANCE LE DÉBAT

Si ce projet a suscité un grand débat, c’est qu’il est annoncé quelques jours après la polémique sur le bradage du littoral de la capitale mais aussi parce qu’une autre “découverte” a été faite : l’Etat du Sénégal a procédé, à la date du 10 avril 2017, au « déclassement d’une parcelle de terrain dépendant du domaine public maritime, sise à la Corniche Est de Dakar, d’une superficie de 3548 m², prescrivant son immatriculation au nom de l’État. »

Cette décision de déclassement a été validée par le décret présidentiel (signé par le chef de l’Etat Macky Sall, et son Premier ministre d’alors, Mahammad Boun Abdallah Dionne) 2017-525 du 10 avril 2017 et publiée dans le journal officiel le 29 juillet 2017.

Pourtant, le maire de Dakar-Plateau, la commune du centre ville de Dakar dit ne pas être au courant d’un tel projet. Alioune Ndoye, également nommé ministre de la Pêche dans l’actuel gouvernement, a apporté des précisions suite à de nombreuses interpellations dont il ferait l’objet dans le cadre de cette affaire de privatisation de l’une des dernières plages publiques de la capitale.

« Je suis interpellé par plusieurs concitoyens sur une attribution probable de parcelles de notre plage mythique de Anse Bernard. Je considère que les choses doivent s’apprécier sur du précis », avertit le maire socialiste, avant de s’interroger : « A-t-on interrogé le cadastre, les domaines pour s’assurer de la crainte avancée ou est-on simplement allé dans le site d’un architecte pour en déduire que les projets présentés portent effectivement sur des attributions de parcelles ? »

Le maire du Plateau assure ne pas être « au courant d’aucune attribution de parcelles soustraites de Anse Bernard, ni d’un projet d’hôtel sur cette plage mythique de Dakar. » Ainsi, il rappelle, à titre d’exemple, que le projet porté depuis 2018 par la mairie de Dakar-Plateau s’inscrit dans une chaîne de priorités par rapport aux moyens nécessaires pour la réalisation. « Nous voulons aménager cette page pour qu’elle reste le lieu de vie qu’elle a toujours été, au bénéfice des populations. Nous avions proposé, d’autres n’ont-ils pas simplement proposé aussi ? À clarifier en effet », admet-il.

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