Elevage à Thiès : Les acteurs préoccupés par la disparition progressive du foncier pastoral

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Quand les parcours du bé?tail sont sujets à? des conflits avec les populations.

En assemblée générale annuelle, les éleveurs de Thiès se disent de plus en plus préoccupés par l’absence de parcours du bétail dans la localité. Le vol, le livret de l’éleveur, etc., ont aussi été au menu de leurs échanges.

Les éleveurs de Thiès sont aujourd’hui inquiétés par « l’accaparement des terres » qu’ils disent constater dans la région. Cette pratique réduit de plus en plus le parcours du bétail et est source de conflit avec les agriculteurs. Ils ont exprimé ce sentiment lors de l’assemblée générale annuelle de la Maison des éleveurs de la région. « Dans la région de Thiès, les éleveurs ont toujours décrié des problèmes fonciers. Ils ont beaucoup dénoncé des cas d’accaparement de terre », a relevé Ismaëla Sow.

Pour le président de la Maison des éleveurs de Thiès, il n’y a plus de parcours de bétail dans la région. C’est le problème majeur. Et chaque fois qu’il y a un problème entre un éleveur et un cultivateur, c’est toujours au premier que l’on demande de payer une amende, note-t-il. « Les éleveurs sont curieux de savoir pourquoi », s’est-t-il interrogé. Plus loin encore, il soutient que c’est l’absence de foncier pastoral qui est souvent à l’origine de leurs relations souvent heurtées avec les agriculteurs. Toutefois, M. Sow rassure qu’une résolution sera soumise au ministre de l’Elevage sur cette question foncière.

Le problème du vol du bétail et la question du livret de l’éleveur se sont aussi invités aux débats. Selon Ismaëla Sow, malgré le durcissement de la législation, le vol est toujours monnaie courante. « Nous remercions le président de la République pour la criminalisation de cette pratique. Mais n’empêche, les éleveurs vont discuter entre eux et faire des propositions. Nous discutons aussi avec le Service régional de l’élevage sur la santé animale », a-t-il dit. A en croire le président de la Maison des éleveurs de Thiès, l’Etat a mis beaucoup de moyens pour faire avancer le secteur. C’est aussi important que les acteurs bougent. Ce qui est en train d’être fait à travers le livret de l’éleveur. Ce document leurs permettra de suivre la santé de leurs animaux. « Celui qui achète votre animal a le droit de savoir s’il est en bonne santé ou pas. C’est à travers ce livret qu’on peut le prouver », a laissé entendre M. Sow.

Pour sa part, le sous-lieutenant Abdou Konia Diop précise que le parcours du bétail dans le domaine forestier de l’Etat est autorisé dans le Code forestier. Non sans mentionner qu’il n’est pas toujours autorisé de faire usage de ce droit. « Si le Service des Eaux et Forêts voit que le parcours du bétail commence à avoir des impacts négatifs sur la gestion des ressources naturelles, il peut saisir le ministère de tutelle afin de publier un arrêté interdisant l’usage de ce droit », a souligné le chef de Division suivi-évaluation et chef du Bureau inventaire et cartographie de l’inspection régionale des Eaux et Forêts. Selon lui, à Thiès, les éleveurs ne se limitent plus à émonder les espèces, mais vont jusqu’à couper complètement toute la partie aérienne. Alors qu’il existe des forets qui sont en phase de régénération.

Nd. M. SECK

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