Sur les rails du développement : Ce qui fait défaut à la région de Thiès…

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Comme elle l’a fait dans trois régions du Sénégal la semaine dernière, l’Agence nationale de l’Aménagement du territoire a tenu ce lundi 30 octobre un Comité régional de développement (CRD) à Thiès pour partager avec les acteurs territoriaux locaux le bilan diagnostic du Plan national d’aménagement et de développement du territoire en cours d’élaboration. Un moment de partage très instructif qui révélera que la région de Thiès est l’une des plus viables du Sénégal. desst du moins ce que soutient dès l’entame de son propos Mamadou Djigo, directeur général de l’Anat. La présentation faite par Bachir Thiaw a laissé paraître la même face.
De la présentation détaillée qu’il a faite de l’environnement et des ressources naturelles dont regorge Thiès, il ressortira que c’est une région où l’écosystème est diversifié avec une double ouverture sur l’Océan Atlantique. Cependant, elle est peu arrosée. Très riche en ressources souterraines avec le quaternaire, le Calcaire, le Maestrichtien, Thiès a des sols ferrugineux, tropicaux mais aussi hydromorphe.
Pour ce qui concerne les ressources végétales, le travail de l’Anat a cartographié des zones de culture, des savanes boisées et un nombre important de forets classées. S’agissant des ressources halieutiques, il est apparu que la région est dotée de 14 sites de débarquement dont 3 grands sites et 11 sites artisanaux. Les ressources minières ne sont pas en reste. A ce sujet, le calcaire, l’attapulgite ont été mis en exergue pour n’évoquer que ces ressources minières. Thiès fait face aussi à des puits de pétrole et des gisements de pétrole. Comme le reste du pays, sa population est majoritairement composée de jeunes qui sont très dépendants du fait du faible niveau d’instruction. En revanche, elle reste une région très dynamique avec un fort taux d’urbanisation. En terme de développement humain, elle ne fait pas figure d’exception. Les services sociaux de base sont insuffisants et leur bonne répartition laisse à désirer.
Le document présenté par l’Anat a révélé que la région de Thiès est très instruite. Le taux d’alphabétisation et de scolarisation le prouvent à suffisance. L’espérance de vie y dépasse de très loin celle du reste du Sénégal. Le taux de chômage est en dessous de celui du reste du pays. Pour les activités économiques l’Anat a décelé la prééminence du secteur primaire. Mais la pêche se taille la part du lion. Selon le bilan diagnostic de l’Anat, Thiès engrange 50% des activités halieutiques du Sénégal. Mais ce beau faciès ne profite pas à cette région à cause des contraintes telles que la surexploitation des ressources halieutiques, la dégradation des ressources forestières, l’avancée du biseau salé, la détérioration de la qualité chimique des eaux; la dégradation des sols etc.
Venu représenter le gouverneur de la Région empêché, Mbassa Sène reconnaît que Thiès a accusé du retard considérable dans son envol économique. Pourtant, de son avis, il n’est pas normal que la région en soit arrivée à ce niveau de sous développement si l’on sait toutes les potentialités dont elle regorge. « le problème, c’est juste un manque d’organisation », diagnostique l’adjoint au gouverneur qui espère qu’avec l’élaboration du Plan national d’aménagement et de développement du territoire (PNADT), « le problème va être réglé ». En termes clairs, il y aura une meilleure installation des infrastructures mais aussi une bonne organisation du potentiel économique de la Région.
Le directeur général de l’Agence nationale de l’Aménagement du territoire en est également convaincu. A l’en croire, la région est suffisamment gâtée par dame nature et placée dans le viseur des priorités des autorités pour s’installer confortablement sur les rails du développement. « Il suffit juste d’une bonne organisation spatiale et moderniser les systèmes productifs locaux (pour) qu’on aille vers le développement », préconise Mr Djigo.

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