Sidi Brahim Ould Sidati, un des principaux chefs des ex-rebelles du nord du Mali, est mort mardi dans une clinique de Bamako après avoir été la cible de tirs devant son domicile. En 2015, il avait signé l’accord de paix avec le gouvernement malien.

Brahim Ould Sidati, le président en exercice de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) et l’un des principaux chefs des ex-rebelles du nord du Mali, a été tué par balles, mardi 13 avril, à Bamako, ont indiqué le porte-parole de la CMA, un proche et un médecin.

“Nous venons de perdre notre président Sidi Brahim Ould Sidatt (pour Sidati), assassiné ce matin à Bamako”, a écrit sur les réseaux sociaux Almou Ag Mohamed, porte-parole de la CMA, alliance composée essentiellement d’anciens groupes armés indépendantistes touareg et nationalistes arabes qui ont combattu les forces maliennes dans le Nord à partir de 2012.

“Mon oncle a été victime ce matin d’un assassinat à son domicile. On a tiré sur lui. On l’a amené dans une clinique, mais il n’a pas survécu”, a déclaré l’un de ses neveux.

Un médecin de la clinique a confirmé sa mort sous couvert d’anonymat. Les causes de son assassinat sont encore inconnues.

Signataire de l’accord de paix de 2015

Sidi Brahim Ould Sidati avait signé au nom de la CMA un accord de paix en 2015 avec le gouvernement malien et une coalition de groupes armés alliée à ce gouvernement, la Plateforme, pour restaurer la paix au Mali.

L’application de cet accord est considérée comme capitale pour sortir le pays de la crise dans laquelle il s’enfonce, mais se fait toujours attendre.

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