Le Chef de l’État Macky Sall participe en Allemagne,  au sommet Compact with Africa (CwA), sous le patronage de la chancelière allemande Angela Merkel. Une initiative lancée en 2017 sous la Présidence allemande du G20, en vue de stimuler l’investissement en Afrique.

Une occasion saisie pour le Chef de l’État sénégalais pour plaider encore en faveur des pays africains afin qu’ils bénéficient à nouveau de droit de tirages spéciaux pour faire face à la montée de la pandémie Covid-19 en Afrique et permettre aux pays africains de produire des vaccins. 

« Je pense que l’on a beaucoup parlé des droits de tirage spéciaux. Et nous avons reçu les premiers droits de DTS, maintenant nous nous battons pour la réallocation.  Je voudrais à ce niveau, au nom du Sénégal, nous engager pour donner la confiance aux partenaires et remettre une partie de ces DTS sur les dépenses prioritaires de la santé telles que la production de vaccins, mais également les frais dans le secteur de la santé, la riposte sanitaire et la mise à niveau de nos hôpitaux. Jusqu’à 5%, je pense que c’est un sujet sur lequel je peux m’engager, et je souhaite que les collègues donnent ce signe aux partenaires afin que cette réallocation devienne une réalité », a indiqué le Président Sall.

En effet, le Président Sall de faire savoir que l’Afrique doit donner des gages sur son engagement sur la réutilisation de la réallocation, par rapport aux priorités sanitaires surtout par rapport à la production de vaccins. Cela parce qu’il n’est pas normal, dira Macky Sall en outre, que l’Afrique importe 99% des vaccins et des médicaments consommés sur le continent, « alors que nous pouvons produire sur place avec le soutien de nos partenaires », a-t-il laissé entendre.

Il a enfin plaidé pour un accompagnement dans le cadre de cette production de vaccins, afin que l’initiative Covax, Gavi, et tous ceux qui contribuent à l’achat de vaccins puissent s’engager avec l’Afrique dans cette initiative de production de vaccins.
Le Président Sall a enfin plaidé pour l’assouplissement des règles de l’Ocde pour promouvoir l’investissement privé en Afrique.

« Je pense qu’il faut aussi assouplir les règles de l’OCDE, parce que si nous voulons développer les échanges, et que vos entreprises pénètrent plus en Afrique il faut des mécanismes de capitaliste, mais aussi en Afrique que les primes d’assurances soient baissées, parce que le risque n’est pas aussi important que la perception et que nous puissions mixer davantage de financement à la fois concessionnel que commerciaux de façon à prendre de plus grands volumes pour le Développement du continent », a conclu le Président Sall dans son argumentaire.

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